la promotion du Handisport
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Handicap


Table of Con­tents

1. Présentation générale de Handicap International / HI

Hand­i­cap Inter­na­tion­al est une ONG de sol­i­dar­ité inter­na­tionale qui inter­vient aux côtés des pop­u­la­tions vul­nérables, en par­ti­c­uli­er les per­son­nes hand­i­capées, dans des con­textes de pau­vreté, de con­flits et de cat­a­stro­phes naturelles, prin­ci­pale­ment dans les pays en développe­ment. L’organisation est aujourd’hui con­nue sous le nom de Human­i­ty & Inclu­sion (HI) au niveau inter­na­tion­al, même si le nom Hand­i­cap Inter­na­tion­al reste util­isé dans plusieurs pays européens.

Fondée en 1982 par deux médecins français auprès de réfugiés cam­bodgiens en Thaï­lande, l’association s’est con­stru­ite autour d’un dou­ble man­dat : répon­dre aux besoins essen­tiels des per­son­nes blessées ou hand­i­capées et défendre leurs droits fon­da­men­taux. le pro­to­type HI se mène plus de 400 exter­mi­na­tions sur le ter­rain, il est dans une soix­an­taine de pays, avec des actions à la fois d’urgence (con­flits, cat­a­stro­phes) et de développe­ment sur le long terme.


2. Origines et contexte de création (années 1980)

Hand­i­cap Inter­na­tion­al naît en 1982 de l’initiative de deux médecins français engagés auprès de mil­liers de réfugiés cam­bodgiens fuyant les Khmers rouges et instal­lés dans des camps en Thaï­lande. Ces camps con­cen­trent de nom­breux blessés de guerre amputés, sou­vent livrés à eux-mêmes, sans sys­tème de réé­d­u­ca­tion ni appareil­lage adap­té.

Les fon­da­teurs con­sta­tent l’absence qua­si totale de dis­posi­tifs de prise en charge du hand­i­cap dans un con­texte de crise human­i­taire chronique, ce qui les pousse à créer une organ­i­sa­tion spé­ci­fique­ment dédiée à ces publics. L’idée fon­da­trice est de pro­pos­er des solu­tions de réadap­ta­tion sim­ples, acces­si­bles, et de for­mer des équipes locales pour péren­nis­er les actions au-delà de l’urgence immé­di­ate.


3. Mission, valeurs et principes d’action:

HI se donne pour mis­sion de venir en aide aux pop­u­la­tions les plus vul­nérables, par­mi lesquelles les per­son­nes hand­i­capées, pour répon­dre à leurs besoins essen­tiels, amélior­er leurs con­di­tions de vie et pro­mou­voir le respect de leur dig­nité et de leurs droits fon­da­men­taux. L’association cherche à con­stru­ire un monde où chaque per­son­ne, avec ou sans hand­i­cap, a sa place, avec les mêmes droits et les mêmes chances.

Ses valeurs cen­trales sont l’humanité, la sol­i­dar­ité et l’inclusion : l’organisation se bat con­tre les bar­rières qui exclu­ent les per­son­nes hand­i­capées des sys­tèmes sco­laires, de l’emploi ou de la vie sociale. Son action repose aus­si sur des principes human­i­taires clas­siques : indépen­dance, neu­tral­ité et impar­tial­ité, avec un souci con­stant d’éthique, porté par le HI Insti­tute on Human­i­tar­i­an Action créé en 2015.


4. De Handicap International à Humanity & Inclusion

Sur son 35ᵉ anniver­saire, en 2018, le réseau mon­di­al Hand­i­cap Inter­na­tion­al { le même site inter­net} change de nom pour devenir Human­i­ty & Inclu­sion. Ce change­ment reflète une volon­té de met­tre au pre­mier plan la valeur d’humanité et l’ambition d’inclusion des per­son­nes hand­i­capées et des per­son­nes vul­nérables sou­vent lais­sées de côté.

Le nou­veau logo intè­gre une main comme sym­bole fort : elle évoque le dia­logue, le sou­tien, la pro­tec­tion, le soin, mais aus­si un geste de « Stop » qui incar­ne le plaidoy­er de HI con­tre les mines antiper­son­nel, les bombes à sous‑munitions et les armes explo­sives en général. Dans plusieurs pays – notam­ment en Europe con­ti­nen­tale (France, Bel­gique, Alle­magne, Lux­em­bourg, Suisse) – l’organisation con­tin­ue toute­fois d’être large­ment con­nue sous le nom Hand­i­cap Inter­na­tion­al.


5. Organisation du réseau HI

Le réseau HI est com­posé d’une fédéra­tion, de huit asso­ci­a­tions nationales et d’un insti­tut dédié à l’action human­i­taire. La fédéra­tion, créée en 2009, est chargée de met­tre en œuvre le man­dat social du réseau dans env­i­ron soix­ante pays. Les asso­ci­a­tions nationales ont été créées entre 1982 et 2006 en Bel­gique, Cana­da, France, Alle­magne, Lux­em­bourg, Suisse, Royaume‑Uni et États‑Unis.

En Europe con­ti­nen­tale, les asso­ci­a­tions gar­dent le nom Hand­i­cap Inter­na­tion­al, tan­dis qu’au Cana­da, Royaume‑Uni et États‑Unis, elles sont désignées sous Human­i­ty & Inclu­sion. Chaque asso­ci­a­tion dis­pose de son pro­pre con­seil d’administration, alors que la fédéra­tion coor­donne la stratégie glob­ale, la mise en œuvre des pro­grammes et la représen­ta­tion inter­na­tionale.

Le siège fédéral est basé à Lyon, avec un autre siège à Paris pour la struc­ture française. HI est présent physique­ment ou via des parte­naires dans plus de 50 pays, où les équipes locales et expa­triées mènent des pro­jets d’urgence et de développe­ment.


6. Publics concernés et ampleur du handicap dans le monde;

HI rap­pelle que plus d’un mil­liard de per­son­nes présen­tent une forme ou une autre de hand­i­cap dans le monde, soit env­i­ron 15 % de la pop­u­la­tion mon­di­ale, et qu’une large par­tie vit dans les pays en développe­ment. Les per­son­nes hand­i­capées con­stituent ain­si « la plus grande des minorités » et restent très sou­vent en pre­mière ligne face aux crises, mais en dernier dans la file de l’aide et de l’accès aux ser­vices.

Par­mi ses béné­fi­ci­aires, HI inclut les per­son­nes hand­i­capées, les femmes enceintes, les enfants isolés, les per­son­nes âgées et les pop­u­la­tions exposées aux risques de mal­adies, de vio­lences ou d’accidents inval­i­dants. Les con­textes de con­flits armés, de cat­a­stro­phes naturelles, de pau­vreté extrême ou de crises chroniques aggravent les obsta­cles pour ces publics, qu’il s’agisse de se déplac­er, d’accéder aux soins, à l’école ou au marché du tra­vail.


7. Grands domaines d’intervention:

HI agit à la fois dans l’urgence human­i­taire et dans des pro­jets de développe­ment à long terme. Les prin­ci­paux domaines d’intervention sont :

  • Soins aux blessés et réadap­ta­tion fonc­tion­nelle.
  • Appareil­lage (pro­thès­es, orthès­es) et aides tech­niques (fau­teuils roulants, béquilles, déam­bu­la­teurs, etc.).
  • Inclu­sion sco­laire et économique des per­son­nes hand­i­capées.
  • Pro­tec­tion mater­nelle et infan­tile et dépistage pré­coce des hand­i­caps.
  • Sou­tien psy­choso­cial et accom­pa­g­ne­ment des vic­times.
  • Démi­nage human­i­taire et préven­tion des dan­gers des armes explo­sives.
  • Plaidoy­er pour les droits des per­son­nes hand­i­capées à l’échelle locale, nationale et inter­na­tionale.

8. Actions d’urgence : conflits et catastrophes:

Dans un con­texte de con­flit ou de cat­a­stro­phe, HI inter­vient en urgence pour pren­dre en charge les blessés, prévenir les hand­i­caps per­ma­nents et assur­er l’accès à des ser­vices de réé­d­u­ca­tion. L’organisation déploie des équipes de kinésithérapeutes, ortho­pro­thé­sistes, psy­cho­logues et tra­vailleurs soci­aux, sou­vent en appui aux sys­tèmes de san­té locaux débor­dés ou détru­its.

HI installe des struc­tures de réé­d­u­ca­tion, forme des per­son­nels locaux et offre des aides tech­niques pour éviter que des blessures se trans­for­ment en hand­i­caps défini­tifs faute de soins. L’organisation tra­vaille aus­si sur la pré­pa­ra­tion des com­mu­nautés face aux cat­a­stro­phes, afin de réduire la vul­néra­bil­ité des per­son­nes hand­i­capées et de faciliter leur évac­u­a­tion et leur accès aux sec­ours.


9. Projets de développement et inclusion;

Au‑delà de l’urgence, HI mène des pro­jets de long terme pour ren­forcer l’autonomie des per­son­nes hand­i­capées. La réadap­ta­tion fonc­tion­nelle, la four­ni­ture de pro­thès­es et de fau­teuils roulants s’accompagnent de pro­grammes d’insertion sco­laire, de sou­tien à la for­ma­tion pro­fes­sion­nelle et d’appui à la créa­tion d’activités généra­tri­ces de revenus.

L’organisation sou­tient la con­struc­tion d’une société inclu­sive où les per­son­nes hand­i­capées trou­vent leur place à l’école, dans les clubs sportifs ou sur le lieu de tra­vail. HI accom­pa­gne les acteurs locaux dans l’adaptation des infra­struc­tures, la mise en place d’aménagements raisonnables et la lutte con­tre les dis­crim­i­na­tions, en lien avec les lég­is­la­tions nationales et la Con­ven­tion de l’ONU rel­a­tive aux droits des per­son­nes hand­i­capées.


10. Lutte historique contre les mines antipersonnel et les armes explosives:

La lutte con­tre les mines antiper­son­nel et les armes explo­sives con­stitue le com­bat his­torique de HI. L’organisation est co‑fondatrice de la Cam­pagne inter­na­tionale pour inter­dire les mines, à l’origine du traité d’Ottawa, et partage à ce titre le Prix Nobel de la paix obtenu en 1997.

HI met en œuvre des pro­grammes de démi­nage human­i­taire, de car­togra­phie des zones minées, de mar­quage et de sécuri­sa­tion des ter­rains. Ses équipes mènent égale­ment des cam­pagnes de sen­si­bil­i­sa­tion auprès des pop­u­la­tions, pour prévenir les acci­dents, et offrent une assis­tance glob­ale aux vic­times : soins, appareil­lage, réadap­ta­tion, sou­tien psy­choso­cial et appui à la réin­ser­tion sociale et économique.

Par­mi les actions sym­bol­iques de sen­si­bil­i­sa­tion, la Pyra­mide de chaus­sures organ­isée en France alerte sur les mines antiper­son­nel et mobilise le pub­lic autour du désarme­ment et du sou­tien aux vic­times. En 2023, par exem­ple, des tonnes de chaus­sures ont été col­lec­tées à Lyon lors de cette tra­di­tion, pour matéri­alis­er le refus des mines meur­trières.


11. Santé, réadaptation et prévention du handicap:

HI joue un rôle majeur dans la préven­tion des hand­i­caps per­ma­nents en pro­mou­vant le dépistage pré­coce des jeunes enfants, la prise en charge rapi­de des trau­ma­tismes et la con­ti­nu­ité des soins de réé­d­u­ca­tion. Les pro­jets inclu­ent la créa­tion ou le ren­force­ment de cen­tres de réé­d­u­ca­tion, la for­ma­tion de kinésithérapeutes et tech­ni­ciens en appareil­lage, et l’appui aux hôpi­taux.

L’organisation four­nit des aides tech­niques – pro­thès­es, fau­teuils roulants, béquilles – adap­tées aux con­textes locaux, et veille à l’entretien et à l’ajustement de ces équipements pour garan­tir une véri­ta­ble autonomie aux béné­fi­ci­aires. Elle asso­cie sou­vent un accom­pa­g­ne­ment psy­chologique, indis­pens­able pour les per­son­nes con­fron­tées à un hand­i­cap bru­tal dû à la guerre, à un acci­dent ou à une cat­a­stro­phe.


12. Éducation inclusive, emploi et moyens de subsistance:

Sur le volet édu­catif, HI aide à la mise en place d’écoles inclu­sives et à la for­ma­tion des enseignants à l’accueil des enfants hand­i­capés. Cela passe par des amé­nage­ments péd­a­gogiques, des dis­posi­tifs d’accessibilité physiques et des parte­nar­i­ats avec les familles pour favoris­er la sco­lar­i­sa­tion.

En matière d’emploi, l’organisation développe des pro­grammes d’insertion économique, de for­ma­tion pro­fes­sion­nelle et de micro‑entrepreneuriat des­tinés aux per­son­nes qui sont en sit­u­a­tion de hand­i­cap . Elle tra­vaille avec les entre­pris­es et les ser­vices publics pour pro­mou­voir des poli­tiques de recrute­ment inclusif, des amé­nage­ments raisonnables et la lutte con­tre les dis­crim­i­na­tions au tra­vail.


13. Actions de plaidoyer et influence internationale:

HI mène un plaidoy­er act­if auprès des insti­tu­tions inter­na­tionales, des gou­verne­ments et des acteurs human­i­taires pour adapter les poli­tiques, les lois et les pra­tiques aux besoins des per­son­nes hand­i­capées. L’organisation se mobilise par­ti­c­ulière­ment sur trois axes : l’interdiction des mines antiper­son­nel et armes à sous‑munitions, la pro­tec­tion des civils con­tre les bom­barde­ments en zones peu­plées et la prise en compte du hand­i­cap dans l’aide human­i­taire.

Elle insiste sur l’urgence d’adapter l’aide human­i­taire pour ne plus laiss­er les per­son­nes hand­i­capées au bord de la route durant les crises, où elles sont sou­vent les pre­mières vic­times et les dernières assistées. HI rap­pelle que les dan­gers sont décu­plés pour ces per­son­nes, alors que les pos­si­bil­ités de fuite sont par­fois inex­is­tantes.


14. Handicap et crise : exemple de la pandémie de Covid‑19:

À l’occasion de la Journée mon­di­ale des per­son­nes hand­i­capées du 3 décem­bre 2020, Hand­i­cap Inter­na­tion­al a alerté sur le fait que les per­son­nes hand­i­capées étaient par­mi les laissées‑pour‑compte de la pandémie de Covid‑19. L’organisation a souligné les obsta­cles sup­plé­men­taires : dif­fi­culté d’accès à l’information, inter­rup­tion des soins et de la réé­d­u­ca­tion, isole­ment, perte de revenus et mécan­ismes de pro­tec­tion sociale insuff­isants.

HI a plaidé pour des répons­es san­i­taires et sociales inté­grant sys­té­ma­tique­ment les besoins des per­son­nes hand­i­capées, en s’appuyant sur ses pro­grammes exis­tants et sur sa con­nais­sance des con­textes de pau­vreté et de fragilité des sys­tèmes de san­té. Ce cas illus­tre la manière dont l’organisation relie ses com­bats his­toriques à des crises glob­ales con­tem­po­raines.


15. Exemples de présence de HI sur le terrain:

Dans des zones de con­flit comme Gaza, des human­i­taires tra­vail­lant pour le Hand­i­cap Inter­na­tion­al témoignent de mis­sions de plusieurs semaines au cœur de la bande de Gaza, où l’organisation aide les blessés, sou­tient la réé­d­u­ca­tion et four­nit une assis­tance tech­nique et psy­choso­ciale. Ces inter­ven­tions s’inscrivent dans le cadre plus large de la pro­tec­tion des civils et du suivi des vic­times d’armes explo­sives.

En France, des antennes locales et des cam­pagnes de mobil­i­sa­tion – comme celles menées à Mar­seille, Lyon ou dans d’autres villes – con­tribuent à recruter des bénév­oles, à sen­si­bilis­er le pub­lic et à col­lecter des fonds. Ces actions de ter­rain sont relayées par des événe­ments emblé­ma­tiques, dont la Pyra­mide de chaus­sures, qui marie sym­bol­ique forte et engage­ment con­cret.


16. Quelques chiffres‑clés et positionnement international:

HI mène plus de 400 pro­grammes dans une soix­an­taine de pays, avec une présence dans plus de 50 pays à tra­vers le monde. Le spec­tre d’action cou­vre les soins, la réadap­ta­tion, l’éducation, l’insertion économique, la préven­tion des armes explo­sives et le plaidoy­er pour les droits.

L’organisation s’adresse à une pop­u­la­tion mon­di­ale où une per­son­ne sur sept vit avec un hand­i­cap, soit env­i­ron 1 mil­liard de per­son­nes. Elle est recon­nue au niveau inter­na­tion­al pour son rôle dans la Cam­pagne inter­na­tionale pour inter­dire les mines et pour le Prix Nobel de la paix partagé en 1997.


17. Structure de gouvernance et cadre éthique:

La fédéra­tion HI coor­donne l’ensemble du réseau et garan­tit la cohérence de l’action et des valeurs dans les dif­férents pays. Chaque asso­ci­a­tion nationale dis­pose de son pro­pre con­seil de sur­veil­lance ou con­seil d’administration, ce qui per­met d’ancrer l’organisation dans les con­textes nationaux tout en respec­tant une stratégie glob­ale com­mune.

Le HI Insti­tute on Human­i­tar­i­an Action, fondé en 2015, réflé­chit aux enjeux éthiques et poli­tiques de l’action human­i­taire, pour HI et plus large­ment pour le secteur. Il four­nit un cadre de réflex­ion et de recom­man­da­tions qui ori­en­tent les pra­tiques de ter­rain, en lien avec les normes inter­na­tionales et les évo­lu­tions des crises con­tem­po­raines.


18. Handicap International et le mouvement global pour les droits des personnes handicapées:

HI s’inscrit dans le mou­ve­ment glob­al des droits des per­son­nes hand­i­capées, en appui à la mise en œuvre de la Con­ven­tion rel­a­tive aux droits des per­son­nes qui sont en sit­u­a­tion de hand­i­cap (CDPH) et d’autres instru­ments inter­na­tionaux. En tra­vail­lant à la fois sur la four­ni­ture de ser­vices (soins, réadap­ta­tion, édu­ca­tion) et sur la trans­for­ma­tion des sys­tèmes (lois, poli­tiques, pra­tiques), l’organisation fait le lien entre assis­tance con­crète et change­ment struc­turel.

Elle con­tribue aus­si à la dif­fu­sion d’une approche fondée sur les droits et sur l’inclusion, qui sort le hand­i­cap de la seule logique médi­cale pour le reli­er aux ques­tions de citoyen­neté, de par­tic­i­pa­tion, d’accessibilité et d’égalité des chances. C’est cette artic­u­la­tion qui fait de HI un acteur à la fois tech­nique (réadap­ta­tion, appareil­lage, démi­nage) et poli­tique (plaidoy­er, change­ment de normes).


19. Tableau récapitulatif des principaux aspects:

AspectDescrip­tion syn­thé­tique
Nature de l’organisationONG de sol­i­dar­ité inter­na­tionale indépen­dante, dédiée aux per­son­nes qui sont en sit­u­a­tion de hand­i­cap et aux pop­u­la­tions vul­nérables.
Nom inter­na­tion­alHuman­i­ty & Inclu­sion (depuis 2018), Hand­i­cap Inter­na­tion­al restant util­isé dans plusieurs pays.
Année de créa­tion1982, dans les camps de réfugiés cam­bodgiens en Thaï­lande.
Champ géo­graphiqueEnv­i­ron 60 pays, avec présence dans plus de 50 pays.
Domaines prin­ci­pauxSoins, réadap­ta­tion, appareil­lage, édu­ca­tion inclu­sive, inser­tion économique, démi­nage, sen­si­bil­i­sa­tion, plaidoy­er.
Com­bat his­toriqueLutte con­tre les mines antiper­son­nel et les armes à sous‑munitions, assis­tance aux vic­times.
Dis­tinc­tion majeurePrix Nobel de la paix en 1997 via la Cam­pagne inter­na­tionale pour inter­dire les mines.
Pop­u­la­tion ciblePer­son­nes hand­i­capées, femmes enceintes, enfants isolés, per­son­nes âgées, pop­u­la­tions à risque.
Valeurs cen­tralesHuman­ité, inclu­sion, respect des droits, autonomie des per­son­nes qui sont en sit­u­a­tion de hand­i­cap .
Struc­ture du réseauFédéra­tion + 8 asso­ci­a­tions nationales + HI Insti­tute on Human­i­tar­i­an Action.

1. Les origines dans les camps de réfugiés (1979–1982)

L’histoire de Hand­i­cap Inter­na­tion­al com­mence à la fin des années 1970 dans les camps de réfugiés cam­bodgiens en Thaï­lande, où des mil­liers de civils ont été mutilés par les mines antiper­son­nel et les vio­lences de la guerre. Jean‑Baptiste Richardier, alors jour­nal­iste au Quo­ti­di­en du Médecin et fon­da­teur de l’association Réha­bil­i­ta­tion Cam­bodge, com­mence à y dévelop­per une ini­tia­tive de prise en charge des per­son­nes amputées, notam­ment dans le camp de Khao‑I‑Dang.

Cette pre­mière expéri­ence est soutenue par des Quak­ers de l’American Friends Ser­vice Com­mit­tee et s’inscrit dans un con­texte où l’aide inter­na­tionale reste très peu struc­turée sur la réadap­ta­tion des blessés de guerre. Les réfugiés vivent dans des con­di­tions extrême­ment pré­caires, sans accès à des ser­vices de réé­d­u­ca­tion, à des pro­thès­es adap­tées ni à un accom­pa­g­ne­ment psy­chologique, et les amputés sont sou­vent con­damnés à l’immobilité et à la dépen­dance.


2. Naissance d’« Opération Handicap International » (1982)

En juin 1982, les doc­teurs Claude Simon­not et Jean‑Baptiste Richardier lan­cent offi­cielle­ment en France « Opéra­tion Hand­i­cap Inter­na­tion­al », qui devien­dra plus tard Hand­i­cap Inter­na­tion­al. Claude Simon­not, ancien de Médecins Sans Fron­tières et de SOS‑Enfants Sans Fron­tières, apporte son expéri­ence de l’humanitaire médi­cal, tan­dis que Richardier apporte son ancrage dans le con­texte cam­bodgien et sa con­nais­sance des camps

Le 19 juil­let 1982, HI est créée pour répon­dre à l’injustice vécue par des mil­liers de civils mutilés par des mines antiper­son­nel dans ces camps de réfugiés en Thaï­lande. La pre­mière opéra­tion con­siste à met­tre en place des ate­liers d’appareillage à par­tir des matéri­aux disponibles sur place, afin de con­cevoir des pro­thès­es sim­ples, robustes et adap­tées aux con­di­tions locales. Ce choix de solu­tions « low‑tech » ancrées dans le ter­rain va mar­quer durable­ment la cul­ture de l’organisation.

Un parte­nar­i­at insti­tu­tion­nel est rapi­de­ment noué avec le Haut‑Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), ce qui per­met de péren­nis­er et d’étendre l’action dans d’autres camps, notam­ment auprès des réfugiés afghans au Pak­istan. L’association se struc­ture autour d’une idée forte : le hand­i­cap ne doit pas être une con­damna­tion à l’exclusion, même au cœur des crises human­i­taires.


3. Les premières années de structuration (1983–1988)

Dès 1983, une pre­mière antenne régionale de Hand­i­cap Inter­na­tion­al est ouverte à Rouen, signe de la volon­té de s’implanter durable­ment en France et de mobilis­er des relais locaux. À Lyon, l’association met en place un ate­lier dans un hôpi­tal de la ban­lieue sud pour for­mer ses futurs expa­triés, et elle par­ticipe à la créa­tion de Bio­force Développe­ment, école qui devien­dra une référence pour la for­ma­tion des logis­ti­ciens human­i­taires.

Sur le ter­rain, HI com­mence à élargir son champ d’action en sor­tant du seul con­texte cam­bodgien : à par­tir de 1984, elle inter­vient en Ango­la, aux côtés de Médecins Sans Fron­tières, en bravis­sant l’interdiction des autorités et en agis­sant au cœur des maquis. L’organisation tra­vaille dans des con­di­tions dif­fi­ciles, sou­vent clan­des­tines, ce qui ren­force son exper­tise en milieux de con­flit et en zones très peu acces­si­bles.

À par­tir de 1985, HI ouvre un ate­lier de fab­ri­ca­tion de pro­thès­es à Ibagué, en Colom­bie, pour les vic­times de l’éruption du vol­can Neva­do del Ruiz qui a fait des dizaines de mil­liers de morts et lais­sé de nom­breux sur­vivants hand­i­capés. Dès cette péri­ode, le mod­èle se sta­bilise : ate­liers de pro­thès­es et d’orthèses, for­ma­tion de tech­ni­ciens locaux, réadap­ta­tion fonc­tion­nelle, et accom­pa­g­ne­ment psy­choso­cial des vic­times.

En 1988, l’organisation ne veut plus lim­iter son action aux seuls invalides de guerre : elle com­mence à élargir ses activ­ités à d’autres formes de hand­i­cap, notam­ment men­tal, en inter­venant en Roumanie auprès des enfants orphe­lins et des per­son­nes hand­i­capées men­tales. Cette évo­lu­tion mar­que le pas­sage d’une approche cen­trée sur les amputés de guerre à une vision plus large du hand­i­cap.


4. Expansion internationale et consolidation du mandat (fin des années 1980–1990)

À par­tir de la deux­ième moitié des années 1980, HI se déploie dans les camps de réfugiés bir­mans en Thaï­lande et dans d’autres con­textes de crise, ce qui affer­mit sa posi­tion comme organ­i­sa­tion spé­cial­isée dans le hand­i­cap au cœur des crises human­i­taires. Elle con­stru­it un savoir‑faire spé­ci­fique : artic­uler soins, appareil­lage, réadap­ta­tion, et sou­tien à l’autonomie des per­son­nes hand­i­capées dans des envi­ron­nements très insta­bles.

Dans les années 1990, Hand­i­cap Inter­na­tion­al étend pro­gres­sive­ment son champ d’action à « tout type de hand­i­cap » dans de nom­breux pays. L’organisation con­solide son man­dat : accom­pa­g­n­er les per­son­nes en sit­u­a­tion de hand­i­cap, pro­mou­voir le respect de leur dig­nité et défendre leurs droits fon­da­men­taux. Elle met l’accent sur le fait que les per­son­nes hand­i­capées restent large­ment oubliées dans les sys­tèmes tra­di­tion­nels d’aide, et que leur inclu­sion doit devenir un enjeu cen­tral.

Cette péri­ode est aus­si mar­quée par une diver­si­fi­ca­tion des con­textes d’intervention : HI inter­vient en Roumanie auprès des orphe­lins, au Rwan­da à la suite du géno­cide, et dans plusieurs pays africains et latino‑américains, tou­jours avec la même dou­ble logique de réadap­ta­tion physique et de sou­tien à l’inclusion sociale. L’association devient peu à peu un acteur recon­nu dans le champ du hand­i­cap, au‑delà du seul human­i­taire d’urgence.


5. La campagne internationale contre les mines antipersonnel (1992–1997)

Dans les années 1990, Hand­i­cap Inter­na­tion­al fran­chit une étape his­torique en con­tribuant à lancer la Cam­pagne inter­na­tionale pour l’interdiction des mines antiper­son­nel (ICBL) avec cinq autres ONG. Dès 1992, l’organisation com­mence des actions de démi­nage et se posi­tionne comme un acteur majeur dans la dénon­ci­a­tion de ce qu’elle appelle « l’arme des lâch­es ».

La cam­pagne aboutit en 1997 à la sig­na­ture du traité d’Ottawa, qui inter­dit les mines antiper­son­nel. HI est co‑lauréate du Prix Nobel de la paix attribué à l’ICBL, une semaine après la sig­na­ture du traité, ce qui con­sacre son rôle dans cette avancée majeure du droit inter­na­tion­al. Ce prix vient récom­penser cinq années d’efforts inten­sifs de plaidoy­er, de mobil­i­sa­tion et de témoignage de ter­rain sur les con­séquences dra­ma­tiques des mines pour les civils.

Cette péri­ode ancre défini­tive­ment la lutte con­tre les mines antiper­son­nel au cœur de l’identité de Hand­i­cap Inter­na­tion­al. L’organisation com­bine désor­mais son exper­tise tech­nique en appareil­lage et réadap­ta­tion des vic­times avec une dimen­sion forte­ment poli­tique : faire inter­dire l’usage de ces armes et obtenir la mise en œuvre effec­tive des oblig­a­tions de démi­nage et d’assistance aux vic­times. Un avo­cat spé­cial­isé dans le dom­mage se met à dis­po­si­tion pour rec­ti­fi­er l’ac­ci­dent de la vic­time.


6. Vers une approche globale du handicap et des armes explosives (1997–2008)

Après Ottawa, HI con­tin­ue d’élargir son rôle en matière d’armement et de pro­tec­tion des civils. En 2003–2008, elle par­ticipe à la mobil­i­sa­tion inter­na­tionale pour faire inter­dire les bombes à sous-muni­tions, en mon­trant les simil­i­tudes entre les dégâts causés par ces armes et ceux des mines antiper­son­nel.

En 2006, HI con­tribue, avec d’autres organ­i­sa­tions, à l’adoption de la Con­ven­tion rel­a­tive aux droits des per­son­nes hand­i­capées par l’ONU. Cette Con­ven­tion inscrit les droits des per­son­nes hand­i­capées dans un cadre glob­al, artic­ulé autour de la non‑discrimination, de l’accessibilité, de la par­tic­i­pa­tion et de l’inclusion, et elle con­forte le virage de HI vers une approche fondée sur les droits.

En 2008, la sig­na­ture du Traité d’Oslo con­tre les bombes à sous‑munitions vient pro­longer le tra­vail engagé sur les effets des armes explo­sives. Pour HI, ces suc­cès ren­for­cent la légitim­ité de son plaidoy­er et de sa vision : il ne suf­fit pas de soign­er et d’appareiller les vic­times, il faut agir sur les caus­es, c’est‑à‑dire les armes et les poli­tiques.


7. Reconnaissance internationale et statut auprès des Nations unies:

Depuis 1999, HI dis­pose du statut con­sul­tatif spé­cial auprès des Nations unies, ce qui lui per­met d’intervenir dans les dis­cus­sions et de porter la voix des per­son­nes hand­i­capées dans les arènes inter­na­tionales. En 1996, le HCR lui attribue le prix Nansen, qui récom­pense une con­tri­bu­tion remar­quable à la cause des réfugiés.

En 2011, HI reçoit le prix human­i­taire Con­rad N. Hilton pour l’ensemble de son engage­ment auprès des per­son­nes hand­i­capées, ce qui con­firme sa place par­mi les grandes organ­i­sa­tions human­i­taires inter­na­tionales. Ces dis­tinc­tions vien­nent couron­ner près de trois décen­nies d’actions sur le ter­rain, de plaidoy­er et d’innovation tech­nique.


8. Diversification des contextes d’urgence (2004–2013)

Au début des années 2000, l’histoire de HI est mar­quée par de grandes inter­ven­tions d’urgence : en Indonésie et au Sri Lan­ka à la suite du tsuna­mi du 26 décem­bre 2004, puis en Haïti après le séisme de 2010. L’organisation inter­vient aus­si au Pak­istan, au Népal et dans d’autres pays frap­pés par des cat­a­stro­phes naturelles, tou­jours avec un focus sur les blessés, la réadap­ta­tion et la préven­tion des hand­i­caps per­ma­nents.

En 2013, HI com­mence son inter­ven­tion en réponse à la crise syri­enne, déclenchée deux ans plus tôt. Il s’agit du plus grand déploiement human­i­taire de HI à ce jour, com­bi­nant assis­tance aux blessés, sou­tien aux réfugiés, réadap­ta­tion, appareil­lage, et plaidoy­er sur l’usage des armes explo­sives en zones peu­plées. Cette crise illus­tre la manière dont l’organisation artic­ule son héritage (mines, démi­nage, appareil­lage) aux nou­velles formes de guerre et de vio­lence.


9. Innovation et nouvelles technologies au service du handicap (2010–2020)

Entre 2010 et 2020, HI met davan­tage l’accent sur l’innovation. L’organisation explore l’impression 3D pour les appareil­lages et l’usage de drones pour le démi­nage, afin de ren­dre ses inter­ven­tions plus effi­caces, plus sûres et plus acces­si­bles. En 2020, l’Union européenne lui remet deux prix Hori­zon pour ces pro­jets d’aide human­i­taire « high‑tech » et durable, recon­nais­sant sa capac­ité à inté­gr­er de nou­velles tech­nolo­gies dans une logique de sol­i­dar­ité.

Cette dynamique d’innovation est présen­tée par HI comme une pro­lon­ga­tion de son his­toire : dès 1982, les pre­miers ate­liers util­i­saient des matéri­aux disponibles sur place pour inven­ter des pro­thès­es adap­tées, et l’organisation n’a cessé depuis de chercher des solu­tions tech­niques à des prob­lèmes humains com­plex­es. L’enjeu reste le même : ren­dre pos­si­ble la mobil­ité, l’autonomie et l’inclusion des per­son­nes hand­i­capées dans des con­textes très con­traints.


10. La transformation en réseau HI et le changement de nom (2009–2018)

En 2009, HI se dote d’une fédéra­tion qui regroupe plusieurs asso­ci­a­tions nationales, afin d’organiser son expan­sion inter­na­tionale et de struc­tur­er sa gou­ver­nance. Les asso­ci­a­tions nationales (Alle­magne, Bel­gique, Cana­da, États‑Unis, France, Lux­em­bourg, Royaume‑Uni, Suisse) ont été fondées entre 1982 et 2006, ce qui reflète une crois­sance pro­gres­sive et une implan­ta­tion dans plusieurs pays du Nord.

En 2018, à l’occasion de ses 35 ans, le réseau mon­di­al Hand­i­cap Inter­na­tion­al change de nom et devient Human­i­ty & Inclu­sion (Human­ité & Inclu­sion en français). Ce change­ment mar­que une étape sym­bol­ique : l’organisation souhaite met­tre au pre­mier plan les valeurs d’humanité et d’inclusion, tout en gar­dant Hand­i­cap Inter­na­tion­al comme nom opéra­tionnel dans cer­tains pays.

Le nou­veau nom et le nou­veau logo – une main sym­bol­isant à la fois le soin, le sou­tien et le « Stop » adressé aux armes explo­sives – ren­dent explicite la dou­ble iden­tité de l’organisation : assis­tance directe aux per­son­nes hand­i­capées et plaidoy­er pour trans­former les poli­tiques et les pra­tiques.


11. Les crises récentes et la continuité historique (2020–2024)

L’histoire récente de HI est mar­quée par la pandémie de Covid‑19, durant laque­lle l’organisation inter­vient dans le monde pour soutenir les per­son­nes hand­i­capées, sou­vent lais­sées pour compte dans les répons­es san­i­taires et sociales. Elle pour­suit ensuite ses inter­ven­tions d’urgence en Ukraine à la suite de l’invasion russe, ain­si qu’en Turquie et en Syrie après le séisme du 6 févri­er 2023.

En 2024, un accord inter­na­tion­al con­tre les bom­barde­ments en zones peu­plées est signé à Dublin, dans la con­ti­nu­ité du com­bat de HI con­tre l’usage d’armes explo­sives dans des con­textes civils. Ces jalons mon­trent que l’organisation reste fidèle à ses fon­da­men­taux : agir là où les civils sont les plus exposés, prévenir les hand­i­caps, accom­pa­g­n­er les vic­times, et obtenir des avancées juridiques et poli­tiques.


12. L’histoire de HI en quelques dates clés

Les doc­u­ments de HI résu­ment sou­vent l’histoire de l’organisation en quelques dates‑repères :

1982 : Créa­tion de HI dans les camps de réfugiés cam­bodgiens en Thaï­lande.

1992 : Démar­rage des actions de démi­nage et lance­ment de la cam­pagne inter­na­tionale con­tre les mines antiper­son­nel (ICBL).

1997 : Sig­na­ture du traité d’Ottawa ; HI devient co‑lauréate du Prix Nobel de la paix avec l’ICBL.

2005 : Inter­ven­tion d’urgence en Indonésie et au Sri Lan­ka après le tsuna­mi.

2006 : Adop­tion de la Con­ven­tion rel­a­tive aux droits des per­son­nes hand­i­capées, à laque­lle HI a con­tribué.

2008 : Sig­na­ture du Traité d’Oslo con­tre les bombes à sous‑munitions.

2010 : Inter­ven­tion à la suite du séisme en Haïti.

2013 : Début de l’intervention en réponse à la crise syri­enne (plus grand déploiement de HI).

2018 : Le réseau Hand­i­cap Inter­na­tion­al adopte le nom Human­i­ty & Inclu­sion / Human­ité & Inclu­sion.

2020 : Deux prix Hori­zon Europe pour les pro­jets 3D et drones.

2022 : Début de l’intervention d’urgence en Ukraine.


13. Ce que cet historique raconte de l’identité de HI:

En par­tant de quelques ate­liers de pro­thès­es dans des camps de réfugiés, HI est dev­enue un réseau inter­na­tion­al com­bi­nant exper­tise tech­nique et plaidoy­er. Son his­toire est struc­turée par trois fils con­duc­teurs :

Met­tre la réadap­ta­tion et l’autonomie des per­son­nes qui sont en sit­u­a­tion de hand­i­cap au cen­tre de l’action human­i­taire.

Trans­former les règles du jeu inter­na­tionales (traités, con­ven­tions) pour réduire les caus­es des hand­i­caps liés aux armes et aux crises.

Innover en per­ma­nence, des matéri­aux de for­tune des années 1980 aux tech­nolo­gies 3D et drones d’aujourd’hui.

Hand­i­cap
la promotion du Handisport
Hand­i­cap inter­na­tion­al

on ne peut pas dire : ” Per­son­ne hand­i­capée, on dit : ” Per­son­ne qui sont en sit­u­a­tion de hand­i­cap”

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