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47ter

Origines du groupe:

Ce groupe de musique qui se nomme : 47Ter est un trio français orig­i­naire de Bail­ly, dans les Yve­lines, for­mé en 2017. Le groupe est com­posé de Pierre-Paul au chant, Blaise à la basse et au chant, et Lopes à la gui­tare et au chant. Leur nom vient de l’adresse de la salle des fêtes locale, un lieu où ils avaient l’habitude de se retrou­ver, ce qui donne au groupe une dimen­sion très locale et ami­cale dès le départ.

Avant 47Ter, Pierre-Paul et Lopes avaient déjà joué ensem­ble dans un groupe de rock appelé Fresh Octo­pus. Cela explique en par­tie pourquoi leur musique ne se lim­ite pas au rap clas­sique, mais intè­gre aus­si des réflex­es de com­po­si­tion plus proches du rock et de la pop. Le fait qu’ils vien­nent d’un groupe d’amis soudé est impor­tant, car leur image publique a tou­jours insisté sur la com­plic­ité, l’humour et la spon­tanéité.

Une percée en ligne:

Le groupe s’est d’abord fait con­naître en pub­liant des vidéos sur Face­book et YouTube, entre 2017 et 2019. Ils y pro­po­saient des for­mats courts, des chan­sons légères, des repris­es détournées et des morceaux con­stru­its avec beau­coup de sec­ond degré. Cette stratégie leur a per­mis de créer une base de fans avant même de sor­tir un véri­ta­ble album.

Par­mi les for­mats qui ont aidé à leur notoriété, on retrou­ve notam­ment “On vient gâch­er tes clas­siques”, une série de vidéos où ils repre­naient des airs con­nus à leur manière. Leur présence sur Inter­net a servi de trem­plin vers la radio, les médias musi­caux et les pre­mières scènes impor­tantes. Autrement dit, 47Ter a d’abord été un phénomène numérique, puis un groupe de scène.

Leur identité musicale

47Ter est sou­vent classé dans le rap français, mais ce classe­ment est un peu réduc­teur. Leur musique est un mélange de rap, de pop et de chan­son française, avec des refrains sou­vent très mélodiques et des instru­men­ta­tions plus col­orées que dans un rap stricte­ment urbain. C’est l’une des raisons pour lesquelles ils ont touché un pub­lic assez large, par­fois au-delà du pub­lic rap habituel.

Leur écri­t­ure repose sou­vent sur des textes acces­si­bles, des jeux de mots, de l’autodérision et une cer­taine légèreté dans la forme. Mais der­rière le ton humoris­tique, on trou­ve aus­si des morceaux plus sen­si­bles, par­fois nos­tal­giques ou intro­spec­tifs. Cette com­bi­nai­son donne au groupe une iden­tité assez rare dans le paysage musi­cal français, entre insou­ciance appar­ente et vraie maîtrise de la for­mule.

Premier succès discographique:

Le pre­mier pro­jet mar­quant du groupe est l’EP Petits Princes, sor­ti en 2018. Il est suivi d’un ensem­ble de freestyles pub­liés en ligne, qui con­solide leur image de jeunes artistes inven­tifs et proches de leur pub­lic. À ce stade, 47Ter n’est pas encore un nom de tête d’affiche, mais le groupe com­mence déjà à sor­tir du sim­ple statut de décou­verte inter­net.

Le vrai tour­nant arrive avec l’album L’Adresse en 2019. Cet album est sou­vent présen­té comme un disque très musi­cal, situé à mi-chemin entre rap et pop. Il reçoit plutôt un bon accueil cri­tique et per­met au groupe d’installer son nom dans le paysage musi­cal français.

L’adresse comme symbole:

Le titre L’Adresse n’est pas anodin, car il ren­voie à leur his­toire, à leur lieu de départ et à leur ancrage dans une bande de potes. Cette idée de point de départ revient sou­vent chez eux : ils ne se présen­tent pas comme un col­lec­tif con­stru­it pour le marché, mais comme un groupe né d’un envi­ron­nement com­mun et d’une pra­tique ama­teur dev­enue pro­fes­sion­nelle. Cela donne une cohérence forte à leur image.

Dans leur univers, l’adresse n’est pas seule­ment un lieu physique. C’est aus­si une manière de par­ler de racines, de repères et d’identité. Cette logique explique pourquoi leur com­mu­ni­ca­tion, leurs clips et leur esthé­tique restent sou­vent très proches d’une ambiance de bande et de quo­ti­di­en partagé.

Légende et évolution:

En 2021, 47Ter sort Légende, leur deux­ième album stu­dio. Ce pro­jet con­firme leur présence dans le paysage musi­cal, même si l’accueil cri­tique est présen­té comme plus mit­igé que celui de L’Adresse dans cer­taines sources. Le groupe y pour­suit son mélange de rap et de mélodie, tout en cher­chant à élargir encore sa palette.

Par la suite, Légende est réédité en ver­sion Légende expan­sion avec de nou­veaux morceaux. Cela mon­tre qu’ils tra­vail­lent leurs albums comme des ensem­bles vivants, capa­bles d’évoluer après leur sor­tie. Ils ne fonc­tion­nent donc pas seule­ment comme un groupe de sin­gles, mais aus­si comme un pro­jet con­stru­it sur la durée.

Au bon endroit:

En 2023, 47Ter sort Au bon endroit, qui s’inscrit dans la con­ti­nu­ité de leur mon­tée en puis­sance. Plusieurs sources sig­na­lent que cet album com­prend 14 titres et des fea­tur­ings, notam­ment avec Tayc. Sur Spo­ti­fy, on trou­ve aus­si des édi­tions liées à Au bon endroit, dont des ver­sions de luxe et live.

Ce pro­jet mon­tre que le groupe con­tin­ue d’évoluer sans aban­don­ner sa for­mule de base. Ils gar­dent un équili­bre entre morceaux accrocheurs, énergie col­lec­tive et esthé­tique de groupe acces­si­ble. En 2026, de nou­velles pub­li­ca­tions appa­rais­sent encore, ce qui con­firme qu’ils restent act­ifs.

Les morceaux marquants:

Par­mi les titres sou­vent asso­ciés à 47Ter, plusieurs revi­en­nent régulière­ment dans les sources : “Côte ouest”, “Plus tard”, “L’adresse”, “Soleil noir”, “On avait dit” et “Vivre”. Ces chan­sons ont aidé à con­stru­ire leur vis­i­bil­ité et leur iden­tité musi­cale. Leur réper­toire mélange sou­vent morceaux lumineux, refrains mar­quants et écri­t­ure sim­ple mais effi­cace.

Le morceau Vivre a notam­ment été mis en avant lors d’une inter­view BFF qui insis­tait sur l’amitié et la dynamique du groupe. Cela cor­re­spond bien à leur image publique : un groupe qui par­le beau­coup de sa rela­tion interne, de ses débuts et de la manière dont il a gran­di ensem­ble. Leur force repose aus­si sur ce sen­ti­ment d’unité, per­cep­ti­ble dans leur image comme dans leur musique

Sur scène:

47Ter a rapi­de­ment quit­té le cadre des vidéos pour devenir un vrai groupe de con­certs. Ils ont joué au Tra­ben­do, puis ont été pro­gram­més à La Cigale, à l’Olympia et dans des fes­ti­vals comme Sol­i­days. Plusieurs dates ont été annulées en 2020 à cause de la pandémie de Covid-19, mais le groupe a ensuite repris sa route scénique.

En 2022, ils effectuent une tournée dans les Zéniths de France et se pro­duisent aus­si à l’étranger selon cer­taines sources. Cette dimen­sion scénique est impor­tante, car elle prou­ve qu’ils ne sont pas restés un sim­ple groupe de réseau social. Leur musique, très basée sur le rythme et les refrains, se prête bien à l’énergie de la salle..

Une image accessible:

Une des raisons du suc­cès de 47Ter est leur image très acces­si­ble. Ils par­lent sou­vent de leur ami­tié, de leurs envies sim­ples, de leurs références du quo­ti­di­en et d’une cer­taine insou­ciance. Cela les rend moins intim­i­dants que des artistes qui cul­tivent une pos­ture plus dure ou plus dis­tante.

Cette acces­si­bil­ité ne veut pas dire absence de tra­vail. Au con­traire, leur par­cours mon­tre une vraie stratégie de con­struc­tion artis­tique, avec des vidéos, des EP, des albums, des clips et des con­certs bien pen­sés. Ils ont trans­for­mé une image de « bande de potes » en mar­que musi­cale solide.

Leurs clips et leur esthétique:

Les clips occu­pent une place impor­tante dans la car­rière du groupe. Beau­coup de leurs morceaux exis­tent sous forme visuelle, ce qui a ren­for­cé leur dif­fu­sion sur Inter­net et leur capac­ité à capter l’attention. Leur univers visuel reste générale­ment sim­ple, clair, jeune et direct, sans chercher à adopter une esthé­tique trop som­bre ou trop spec­tac­u­laire.

Cette sim­plic­ité visuelle cor­re­spond à leur musique : un mélange d’efficacité, de fraîcheur et de prox­im­ité. Ils s’inscrivent ain­si dans une généra­tion d’artistes qui utilisent autant l’image que le son pour con­stru­ire leur iden­tité. Chez eux, le clip n’est pas seule­ment un sup­port pro­mo­tion­nel, mais une exten­sion de l’esprit du groupe.

Ce que disent les médias:

Les médias décrivent sou­vent 47Ter comme une « vague de fraîcheur » dans le rap français. Leur orig­i­nal­ité tient au fait qu’ils n’essaient pas d’imiter les codes les plus durs du rap, mais assu­ment un rap­port plus pop et plus léger à la musique. Cette posi­tion les dis­tingue et explique aus­si leur suc­cès auprès d’un pub­lic plus large.

Des for­mats d’interview comme ceux de Kon­bi­ni ont aus­si servi à mon­tr­er leur per­son­nal­ité, leur humour et leurs liens de groupe. En par­al­lèle, leurs con­certs et leurs sor­ties régulières ont con­fir­mé qu’ils ne dépendaient pas seule­ment de la curiosité médi­a­tique du début. Ils sont devenus un vrai pro­jet artis­tique durable.

Chronologie synthétique:

Voici les grands repères de leur par­cours :

Cette chronolo­gie mon­tre une pro­gres­sion régulière : d’abord inter­net, puis les pro­jets enreg­istrés, ensuite les salles moyennes, puis les grandes scènes. Leur tra­jec­toire est typ­ique d’un groupe qui a su con­ver­tir une pop­u­lar­ité numérique en car­rière réelle.

Pourquoi ils comptent:

47Ter compte dans le paysage musi­cal français parce qu’il a ouvert une voie hybride entre rap, pop et chan­son. Le groupe a mon­tré qu’on pou­vait être pop­u­laire sans se con­former entière­ment aux codes dom­i­nants du rap dur ou très street. Leur iden­tité musi­cale repose sur la sincérité appar­ente, l’amitié, la mélodie et une écri­t­ure très acces­si­ble.

Ils représen­tent aus­si une généra­tion d’artistes pour qui les réseaux soci­aux, les vidéos cour­tes et l’humour jouent un rôle cen­tral dans la con­struc­tion d’une car­rière. Mais au-delà du numérique, ils ont con­fir­mé leur capac­ité à tenir la scène et à dur­er. C’est ce pas­sage du viral au durable qui fait tout l’intérêt de leur par­cours.

Pour aller plus loin:

On peut lire 47Ter à la fois comme un groupe de rap, un groupe pop et un groupe d’amis devenu pro­jet musi­cal. Leur his­toire est celle d’une mon­tée pro­gres­sive, sans rup­ture spec­tac­u­laire, mais avec une vraie cohérence artis­tique. Leur évo­lu­tion récente mon­tre qu’ils con­tin­u­ent à pub­li­er et à se pro­duire, donc qu’ils restent un nom act­if de la scène française.[cafede­ladanse]

Si tu veux, je peux main­tenant te faire une ver­sion encore plus longue et plus lit­téraire, en 10 grandes par­ties très dévelop­pées, ou bien une biogra­phie ultra détail­lée morceau par morceau de leur discogra­phie.

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47ter
Les paroles de “Si t’é­tais là”

Des fois il s’ar­rê­tait, pour aller voir ce que j’avais envie de voir
Et ça me fait ça encore, quand on va à un cours, y’a un chant
Je veux savoir ce que c’est
Qu’est ce que tu veux chérie ?
Moi la nature, une fois j’ai à ta mère même
Que j’préfèrai la nature aux gens

Si j’avais le pou­voir de voir la fin
Moi j’pense que j’au­rais la flemme
J’su­is sûr qu’après ça t’as du mal à respir­er
Si t’as pas fait c’que tu dois faire
Si y a plus de flammes que de frères tu sais que t’y es
La fête est pas finie, j’veux voir si c’est cool

J’veux la fin du vinyle sans jamais l’é­couter
Ma grand-mère, elle, elle s’en bat­tait les couilles
Tant que j’ar­rivais chez elle pile à l’heure pour le goûter
Y a que chez elle que j’pou­vais faire des siestes
Assis sur son siège et les paumes vers le ciel
Sushi, por­to, télé comme à l’an­ci­enne
Et ça m’vidait la tête pour des siè­cles et des siè­cles
En c’mo­ment j’dois avouer qu’c’est un peu dur
J’me pose des ques­tions, ce soir j’ai un peu bu
J’repense à toi, j’repense à c’que tu, c’que tu

C’que tu me dis­ais quand t’é­tais là
Prof­ite de ta jeunesse moi j’par­ti­rais si j’é­tais toi
Pourquoi tu cours après l’o­seille, t’as d’la chance d’avoir un toit ?

À ton époque on était pau­vres, on s’est même tapé la sec­onde guerre
Va prof­iter d’ce monde, frère, fais comme si j’é­tais là

Je te dis moi la fin de la guerre, c’é­tait le 1er juin 1945
Mais c’est la fin de la guerre 45 !
Et pourquoi on dit la guerre 39–40 ?
Mais y’a que toi qui dit ça !
J’sais pas je t’ai tou­jours enten­du dire ça…

Tu te sou­viens quand tu m’fai­sais con­duire sur le park­ing
On s’mar­rait, j’pre­nais ta caisse pour un kart­ing
Affaire con­clue sur la télé du salon
J’ve­nais tou­jours quand la veille j’met­tais mis une tar­tine

J’préférais être chez toi que chez les darons
J’é­tais ton meilleur schra’ t’é­tais ma meilleure amie
Tu me pétais au scrab­ble et j’te pre­nais au rami
Disque d’or à ton nom t’en avais rien à foutre
Mais rater Druck­er j’men voudrais toute ma vie
Ça fait telle­ment longtemps qu’on a pas picole ensem­ble
3 ans qu’on s’est pas vu pour le 25 décem­bre
Mer­ci d’être passé me voir dans un rêve
J’com­mençais à plus me rap­pel­er à quoi tu ressem­bles
Tu m’as payé les pâtes, j’ai dit que j’pay­erais l’Éh­pad
Mais t’es par­tie juste avant alors je pay­erais les pintes
Quand j’te rever­rais là-haut, en atten­dant
J’vais faire comme si t’é­tais là

Prof­ite de ta jeunesse moi j’par­ti­rais si j’é­tais toi
Pourquoi tu cours après l’o­seille, t’as d’la chance d’avoir un toit ?
À ton époque on était pau­vres, on s’est même tapé la sec­onde guerre
Va prof­iter d’ce monde, frère, fais comme si j’é­tais là
Prof­ite de ta jeunesse moi j’par­ti­rais si j’é­tais toi
Pourquoi tu cours après l’o­seille, t’as d’la chance d’avoir un toit ?
Fais d’la musique, bosse à l’u­sine, fais c’que tu veux
Tant qu’­tu peux le faire, écoute un peu plus ton frère
Fais comme si j’é­tais là

Si t’é­tais là
Prof­ite de ta jeunesse moi j’par­ti­rais si j’é­tais toi
Pourquoi tu cours après l’o­seille, t’as d’la chance d’avoir un toit ?
À ton époque on était pau­vres, on s’est même tapé la sec­onde guerre
Va prof­iter d’ce monde, frère, fais comme si j’é­tais là
Prof­ite de ta jeunesse moi j’par­ti­rais si j’é­tais toi
Pourquoi tu cours après l’o­seille, t’as d’la chance d’avoir un toit ?
Fais d’la musique, bosse à l’u­sine, fais c’que tu veux
Tant qu’­tu peux le faire, écoute un peu plus ton frère
Fais comme si j’é­tais là

J’é­tais un peu per­tur­bée quand je suis arrivé ici
Et puis c’é­tait Pierre qui était là, je n’ai pas arrêté de lui dire
Que j’al­lais mour­rir
Alors Jean­nine elle me dit “alors il a pleuré ?“
Je lui dis “non, il sait bien que je vais mour­rir un jour !”
“Il va quand même pas pleur­er pour ça
C’est quand même pas une affaire d’é­tat“
Et toi tu pleur­erai ? J’les vois jamais
C’est tant mieux !
Les grands-par­ents et leurs petits-enfants
C’est pas pour dire, mais je suis très très gâtée

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